Hygiène soins et éducation chez le chien

Des infos pratiques pour mieux prendre soin de vos animaux au quotidien

RACES DE CHIEN : GÉNÉRALITÉS, MALADIES ...

Quelques définitions

Certaines races pouvant présenter une prédisposition à certaines affections, pour éviter des confusions et en comprendre la signification, certaines notions sont importantes.

Prédisposition raciale

Risque plus élevé de voir apparaître une affection dans une race donnée, sans pour autant qu’il y ait obligatoirement une notion d’hérédité. C’est parfois le mode de vie qui est en cause :

  • Un Teckel qui chasse le sanglier risque plus une éventration qu’un lévrier de course.
  • Un Jack Russel Terrier vivant dans un club hippique risque plus de faire des hémorragies (utilisation fréquente de raticides anticoagulants) qu’un Yorkshire vivant en appartement.

Congénital, génétique ou héréditaire

Maladie congénitale : elle est présente à la naissance. Elle n’est pas obligatoirement héréditaire (exemple : « accidents » pendant la gestation tels que contact de la mère avec des toxiques, des médicaments, des maladies infectieuses, … pouvant être responsables de malformations et anomalies diverses).

Maladie génétique : due à une anomalie de la structure ou du fonctionnement d’un ou plusieurs gènes. Si elle est souvent transmise à la descendance, à la base, elle n’est pas obligatoirement d’origine héréditaire :

  • une mutation génétique peut survenir sur un individu d’une portée alors que les autres chiots et les parents sont normaux.
  • la transmission d’une anomalie génétique est parfois complexe, dépendante d’un chromosome sexuel, … et n’est pas donc forcément systématique

Maladie héréditaire : conséquence d’une (ou plusieurs) anomalie génétique transmise (de façon systématique ou non selon les cas) par les parents à un (ou plusieurs) embryons de la portée. La maladie est donc présente à la naissance (et même au moment de la conception). En revanche, elle ne s’exprime parfois que tardivement au cours de la vie de l’animal.

Santé, maladies et prédisposition raciale

Pour chaque race, vous trouverez une rubrique santé avec les prédispositions d’une race à certaines maladies. Lorsqu’il est connu, le risque par rapport à la population canine générale est précisé. Mais attention à bien interpréter ces données et à ne pas vous affoler ou dénigrer la race :

  • Certaines maladies signalées peuvent être très rares (quelques cas décrits)
  • Les données médicales sur le sujet sont en constante évolution
  • La prédisposition ne touche parfois que quelques lignées ou ne sont signalées que dans certains pays
  • Si pour certaines races la liste est longue, c’est souvent parce qu’il s’agit d’une race très répandue et très étudiée. C’est par exemple le cas du Beagle, du Yorkshire, du Labrador, … qui ne sont pas pour autant des chiens globalement plus malades que les autres.

Certains clubs de race ont par ailleurs des programmes de dépistage et d’étude de ces affections. Le CHV Frégis participe à certains d’entre eux. Lorsque nous en avons connaissance, ils sont mentionnés. Ces programmes sont essentiels notamment pour l’étude de certaines maladies orphelines de l’homme et, à terme, pour la mise en place de traitements destinés aussi bien à l’homme qu’à l’animal.

La plupart du temps, ces informations vous renvoient vers une fiche info-santé. La consulter est un bon moyen de connaître les signes qui peuvent vous faire suspecter la présence de la maladie concernée et consulter sans délai.

Caractéristiques par race : standard, mode de vie, aptitudes, …

Pour chaque race, les principales caractéristiques du standard sont décrites. Pour avoir plus de détails, les dernières modifications officielles, … il peut être utile de consulter le standard détaillé auprès de la Société Centrale Canine ou du Club de la race concernée.

Des précisions vous sont données sur le caractère, les aptitudes, l’histoire de la race, … mais aussi des conseils sur l’éducation, le mode de vie, …

La durée de vie

Des études scientifiques ont été menées pour déterminer, dans un certain nombre de races, la durée de vie médiane et maximale des sujets étudiés. Lorsque ces chiffres sont disponibles, ils sont indiqués sur la fiche de la race.

La médiane correspond, pour une race donnée, à l’âge pour lequel la moitié des sujets sont décédés, l’autre moitié étant encore vivante (les chances pour un individu pris au hasard d’être en vie avant que ce délai soit atteint sont de 50 %).

D’une manière générale, les animaux de petite taille ont une longévité plus grande que les chiens de races grandes ou géantes.

APPRENDRE LA PROPRETÉ À SON CHIOT

Pour le chiot (et le chien en général), la propreté n’a aucun sens. Il s’agit pour lui d’un exercice nécessitant une réorganisation complète de son comportement d’élimination.

Quand apprendre la propreté au chiot

L’apprentissage peut commencer dès 8 semaines mais la propreté est rarement acquise avant 4 à 6 mois, notamment la propreté nocturne.

En général, cette période correspond à peu près à l’arrivée du chiot à votre domicile. Il ne faut pas différer cet apprentissage. Il va vous demander une certaine implication et une bonne connaissance des besoins du chiot qu’il faudra anticiper.

Un chiot doit avoir la possibilité de se soulager au moins toutes les deux heures. Il existe des signes annonciateurs : il regarde autour de lui, tourne en rond et commence à flairer les coins qui lui semblent intéressants.

Comment apprendre la propreté à un chiot ?

Il faut observer et vérifier vers quel support naturel le chiot est attiré pour faire ses besoins : herbe, sable, gravier, …

Par tous les temps, le chiot doit être sorti après son réveil, après avoir mangé ou bu, le soir avant le coucher.

Il faut bien différencier les codes qui doivent lui permettre de distinguer l’intérieur du logement et le milieu extérieur. Pour cela, accompagner le chiot sur le lieu souhaité, en étant simple et précis sur la communication, toujours utiliser le même ordre. Le chiot saura qu’il peut se soulager :

  • Lui dire où aller, exemple : « dehors »
  • Sur le lieu souhaité, lui dire quoi faire : « pipi, crotte »
  • Le féliciter quand il s’exécute parce qu’il est sorti pour cela, l’ignorer s’il ne fait rien
  • Quand il fait ses besoins dans un lieu non souhaité, l’arrêter sans crier et l’emmener sur le lieu choisi. Lui faire peur ne lui apprendra pas la propreté.

Les erreurs classiques à éviter

Le comportement d’un chiot, ses modes de communication, … sont très différents de ceux d’un humain.

  • Ne pas gronder le chiot quand vous rentrez et trouvez des excréments ou de l’urine
    C’est une méthode qui ne sert à rien, c’est même contre-productif. Le chiot ne fait pas le lien entre les souillures et la réprimande mais entre votre arrivée et la réprimande. Nettoyez le sol correctement afin d’éliminer totalement l’odeur, mais pas en sa présence car en vous voyant accroupi en train d’agiter une serpillère, il pourrait prendre cela pour un jeu. Le gronder « gentiment » n’a d’intérêt que s’il est pris sur le fait et redirigé immédiatement sur le lieu souhaité.
  • Ne pas mettre le nez du chiot dans ses excréments.
    Le chiot n’éprouve pas de dégoût pour ses selles et peut même prendre l’habitude de les ingérer.
  • Ne pas apprendre au chiot à faire ses besoins sur un journal.
    C’est aussi difficile pour lui que d’apprendre à faire dehors et le déconditionner sera souvent très dur.
  • Ne pas nettoyer les endroits souillés avec des produits à base d’ammoniaque ou d’eau de Javel.
    Leur odeur renforce l’attrait du chiot pour l’endroit nettoyé.

COMMENT SAVOIR SI MON CHIEN SOUFFRE ?

Comment reconnaître la douleur chez le chien

Les plaintes

Chez le chien, les plaintes sont très irrégulièrement associées à la douleur. Elles sont plutôt associées aux douleurs aiguës et intenses (violent traumatisme par exemple) mais beaucoup plus rares lors de maladies chroniques (arthrose avancée, affections digestives, rénales,…). Comme pour l’homme, le tempérament du chien intervient également et certains émettent plus facilement des plaintes que d’autres.

Enfin, il ne faut pas confondre plaintes et vocalises. Certaines affections neurologiques, la sénilité, … peuvent être associées à des vocalises qui expriment plus de la confusion mentale que de la douleur.

Le changement de comportement

C’est un signe beaucoup plus fréquent mais aussi plus subtil à détecter. Souvent, la douleur va pousser le chien à s’isoler, se cacher, refuser les contacts, mal supporter ses congénères,…

Son sommeil peut être modifié (diminué ou augmenté).

Le rapport avec son maître peut changer : il ne remue plus la queue quand vous l’appelez ou quand vous prenez la laisse, ne fait plus de fêtes à votre retour, …

Dans d’autres cas, il peut grogner quand on le sollicite, devenir facilement agressif, …

L’expression faciale et l’attitude

C’est un bon moyen pour reconnaître la douleur. Dans les douleurs chroniques, le regard devient triste, vide ou hagard. Les traits se tirent. Le chien peut aussi prendre des positions anormales : la prosternation, ou « position du prieur » (arrière train levé et avant du corps couché) traduit souvent une douleur abdominale, la marche le dos voussé ou la tête basse, …

Chez le chien, la prosternation ou « position du prieur » traduit généralement la présence d’une douleur abdominale.

Une agitation anormale, se lever et se coucher sans arrêt, refuser de sortir de son panier, … sont aussi des signes classiquement associés à des douleurs.

Une photo d'un chien présentant des douleurs abdominales

La baisse (voire la perte) de l’appétit peut être également un signe de douleur, potentiellement inquiétant.

Position typique d’une douleur cervicale chez le chien

 

osition typique d’une douleur cervicale chez le chien

 

Comment évaluer la douleur chez le chien

La mise en évidence des signes précédents par le maître est évocatrice d’une situation douloureuse mais est en partie subjective. Il vous faut alors en discuter avec les autres membres du foyer pour évaluer leur perception et même ne pas hésiter à faire une petite vidéo des signes anormaux pour ensuite les montrer au vétérinaire.

Il est également conseillé de mesurer la douleur en attribuant une note de 1 (faible) à 5 (fort) pour chacune des questions suivantes :

  • Le chien émet-il des plaintes ?
  • Le comportement du chien a-t-il changé ?
  • L’attitude faciale et les positions du chien ont-elles changées ?
  • Le chien est-il anormalement agité ?
  • L’appétit du chien est-il diminué ?

Vos réponses à ces questions aideront le vétérinaire à évaluer la douleur de votre compagnon avec vous.

Comment gérer la douleur chez le chien

Bien sûr, il faudra rechercher la cause de la douleur et si possible y remédier. Dans d’autres situations, si on ne peut pas « supprimer » la cause, l’objectif sera de contrôler la douleur pour assurer au chien une bonne qualité de vie. Pour se faire, on pourra agir à trois niveaux :

Traitement médical de la douleur

Les vétérinaires disposent maintenant de différentes molécules pour gérer la douleur. Les protocoles utilisés dépendent bien sûr de la cause de la douleur, de sa nature, de son intensité, … mais aussi de l’âge du chien. Dans les cas les plus graves, le contrôle de la douleur peut faire appel à l’hospitalisation temporaire du chien.

L’injection épidurale est un des nombreux moyens permettant de contrôler la douleur chez le chien

 

Image d'un chien recevant une injection épidurale

 

Traitement alimentaire

Il existe maintenant des régimes alimentaires spécifiques particulièrement intéressants pour améliorer la qualité de vie de certains chiens souffrant de douleurs chroniques, par exemple, lors d’arthrose, d’affections cancéreuses, … En fonction de la situation, votre vétérinaire vous donnera des conseils alimentaires adaptés ou fera appel à un vétérinaire spécialisé en nutrition.

Hygiène de vie

C’est un élément important. Il a pour but de stimuler l’intérêt chez le chien qui souffre et d’éviter de le laisser évoluer vers un état dépressif. Il faut le promener, jouer avec lui, manipuler ses pattes et ses articulations, le masser, … Dans bon nombre de douleurs chroniques chez le chien âgé, le recours à différentes techniques de physiothérapie, apporte un réel confort de vie à votre compagnon.

ANTIBIOTIQUES CHEZ LE CHIEN ET ANTIBIORÉSISTANCE

Qu’est-ce qu’un antibiotique ?

Un antibiotique est un médicament permettant de combattre les bactéries responsables de diverses infections.

Cette famille de médicaments est connue depuis le milieu du XX° siècle et a permis de sauver des millions d’hommes et d’animaux. Mais, comme de nombreux médicaments, leur utilisation peut être associée à certains effets secondaires, variables en fonction de l’espèce animale à laquelle ils sont administrés.

C’est une des raisons pour laquelle ils ne sont délivrés que sur prescription du vétérinaire. De plus, une mauvaise utilisation peut être responsable du développement d’une antibiorésistance.

Affiche: "pour nous non plus, les antibiotiques c'est pas automatique"

Campagne du ministère de l’agriculture pour la lutte contre l’antibiorésistance chez le chien

L’antibiorésistance

L’antibiorésistance est la faculté développée par les bactéries pour résister à l’action des antibiotiques.

De nombreuses situations favorisent le développement de l’antibiorésistance. Les principales sont :

  • Utilisation abusive des antibiotiques
  • Mauvais usage des antibiotiques : non respect des doses ou des durées de traitements, associations ou changements fréquents d’antibiotiques chez un même animal, …
  • Automédication par le propriétaire

Conséquences de l’antibiorésistance chez le chien

A l’occasion d’une maladie infectieuse mal traitée, la bactérie en cause va acquérir la capacité de résister à l’action d’un, plusieurs, voire tous les antibiotiques disponibles. Non seulement la maladie infectieuse va alors se développer, pouvant aller jusqu’à la mort du chien atteint, mais les germes résistants pourront aussi se propager dans l’environnement du chien et être à la source de la contamination d’autres individus, y compris parfois des hommes.

Comment lutter contre l’antibiorésistance chez le chien

La lutte contre l’antibiorésistance repose sur deux volets principaux :

Gestes d’hygiène

La lutte contre les maladies infectieuses commence par une hygiène quotidienne du chien : le laver s’il est sale, désinfecter une plaie éventuelle, nettoyer ses yeux ou ses oreilles, lui faire régulièrement détartrer les dents, …

Le maître doit aussi se laver les mains après avoir fait des soins à son chien, nettoyer régulièrement son panier et ses lieux de vie, …

Utilisation raisonnée des antibiotiques

En fonction de son examen clinique, c’est votre vétérinaire seul qui peut décider de l’intérêt de prescrire un antibiotique adapté (à la maladie en cause, au chien, …).

Dans un bon nombre de cas, il devra recourir à la réalisation d’examens bactériologiques et à un antibiogramme.

Il vous faudra respecter rigoureusement la prescription : dose, durée, mode d’administration … et ne pas interrompre le traitement, même si l’animal va mieux.

Affiche Règles pour une bonne utilisation des antibiotiques chez le chien

Règles pour une bonne utilisation des antibiotiques chez le chien

FAIRE VOMIR SON CHIEN

Quand faire vomir son chien ?

Faire vomir un chien peut être un geste salvateur mais c’est aussi un acte qui peut être très dangereux, voire fatal.

D’une manière générale, les bonnes indications sont rares et limitées :

  • ingestion récente (moins d’une heure) d’un corps étranger non vulnérant (ex. : ingestion d’un noyau de pêche, d’un morceau de plastique souple, …)
  • ingestion récente (moins d’une heure) d’un produit toxique non irritant

Il est vivement conseillé de ne jamais faire vomir son chien sans avoir pris l’avis du vétérinaire.

 

Faire vomir son chien : contre-indications formelles et complications

Il ne faut jamais faire vomir un chien dans les situations suivantes :

  • Altération de sa conscience, troubles nerveux, troubles de la déglutition, … Dans ces conditions, il existe un risque très important de fausse-route provoquant alors de très graves bronchopneumonies.
  • Ingestion de corps étrangers vulnérants : morceaux de bois (brochettes par exemple), hameçons, plastique dur ou pointu, … Les vomissements risquent de provoquer de graves lésions (perforations digestives en particulier)
  • Ingestion de corps étrangers linéaires : fils, ficelles, rubans, … Si des parties sont déjà passées dans l’intestin, le vomissement peut entraîner de très graves lésions digestives, des perforations, …
  • Ingestion de produits irritants : eau de javel, acides, soude, produits moussants, hydrocarbures, plantes irritantes, …
  • Chienne en gestation

Grave bronchopneumonie secondaire à une fausse route

Grave bronchopneumonie secondaire à une fausse route (fausse déglutition) chez un chien que le propriétaire a voulu faire vomir.​

Comment faire vomir son chien

Il existe des médicaments spécifiques mais leur usage est très délicat et demande l’expertise du vétérinaire.

L’administration de sel est contre-indiquée. Elle risque de provoquer une intoxication par le sel (œdème cérébral).

En cas d’urgence seulement, l’eau oxygénée 10 volumes peut être utilisée à raison de 1 à 2 ml/kg, par voie orale. Elle provoque le vomissement en 2 à 10 minutes. En cas d’échec, ne pas renouveler.

Attention : Le vomissement provoqué ne permet souvent que l’élimination d’une partie du contenu gastrique. En cas d’intoxication, cela ne dispense donc jamais de consulter d’urgence le vétérinaire.

Dans bien des situations, il faudra préférer le lavage gastrique ou la fibroscopie.

Image d'une procédure de fibroscopie sur un chien

Il ne faut pas faire vomir le chien en cas de corps étranger intestinal ou vulnérant et préférer la fibroscopie, comme ici pour retirer un hameçon.

ÉCOLE DE L'ATOPIE CHEZ LE CHIEN

Le CHV Frégis se transforme en école, en école du chien atopique !

La dermatite atopique est une maladie prurigineuse liée à une prédisposition génétique à développer des allergies vis-à-vis d’allergènes environnementaux. Ces chiens « mal dans leur peau » vivent un vrai calvaire.

L’école de l’atopie est un moyen simple d’améliorer le quotidien de votre chien allergique.

En suivant ces formations, le maitre et son animal apprennent ensemble à mieux gérer la maladie et à en contrôler les crises. Les traitements nécessaires sont ainsi moins fréquents et donc moins nocifs pour le chien. Enfin, et surtout, la qualité de vie du chien atopique et de ses maitres est améliorée.

Comprendre la maladie est la première étape pour la vaincre.

Quels sont les signes et les symptômes de la dermatite atopique ?

Les chiens atopiques sont prurigineux. Dans le langage courant on parle de démangeaisons. Les chiens manifestent ces démangeaisons par du grattage, du léchage, des frottements (contre le sol, les meubles ou les végétaux) ou des mordillements (le plus souvent du bout des pattes).

De même qu’un pédiatre interroge les parents d’un enfant malade pour évaluer l’intensité des symptômes d’une maladie, le vétérinaire passe par le maitre pour évaluer l’intensité du prurit de son animal. Il est donc primordial, pour un propriétaire de chien atopique, de savoir reconnaitre les symptômes évocateurs et de les décrire.

Les chiens atopiques présentent une peau irritée (rouge ou érythémateuse) sur la face, les plis des pattes et entre les doigts. Une perte de poils, un pelage de mauvaise qualité et des pellicules (squames) peuvent ensuite se développer.

Les otites sont fréquentes chez les chiens atopiques. Les conduits auriculaires sont, en effet, tapissés de peau. Celle-ci est soumise aux mêmes irritations et rougeurs que la peau plus visible des autres zones fréquemment atteintes du corps.

Enfin, des infections bactériennes (pyodermites) ou fongiques (dermatite à Malassezia) se développent fréquemment et aggravent les symptômes de l’allergie.

Un plan de traitement au long court est toujours nécessaire face à une dermatite atopique.

Nous vous proposons plusieurs séances d’école de l’atopie.

Trois séances sont nécessaires pour maitriser parfaitement cette maladie complexe. Les propriétaires sont réunis en petits groupes (maximum 5) et viennent accompagnés de leur chien.

Ces cours sont l’occasion de rencontrer d’autres propriétaires de chiens atopiques et d’échanger sur ce thème.

Voici les thèmes que nous aborderons au cours des séances :

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la dermatite atopique de votre chien.

Nous reviendrons sur les causes de la maladie (génétiques, environnementales, nutritionnelles…) et leurs conséquences fréquentes (démangeaisons, infections).

  • Quels traitements existent et comment bien s’en servir ?
  • Choisir le shampooing adapté
  • Réaliser un shampooing efficace
  • Réaliser sans douleur un traitement des oreilles
  • Nettoyer les oreilles de son chien comme un pro !
  • Les traitements locaux pour prévenir les infections
  • Choisir les bons aliments (connaitre et éviter les aliments les plus à risque)
  • Choisir les friandises autorisées
  • Réaliser une alimentation ménagère
  • Bien réaliser des injections de désensibilisation
  • Comment et au bout de combien de temps marche une désensibilisation ?

Déroulement des cours

Les cours se déroulent le samedi matin autour d’un petit déjeuner dans les locaux du CHV Frégis.

Ces cours sont ouverts aux propriétaires de chien dont le diagnostic de dermatite atopique est déjà posé par le vétérinaire traitant habituel.

Ces cours ne remplacent pas une consultation (aucune ordonnance ni aucun traitement ne seront délivrés en fin de séance).

 

Contact :

Dr Céline DARMON

CHV Frégis  43 Avenue Aristide Briand, 94110 Arcueil

Téléphone : 01 49 85 83 00

COMMENT CHOISIR, ACHETER OU ADOPTER UN CHIEN ?

Quel type de chien choisir : chien de race ou chien croisé, mâle ou femelle, … ?

  • Un chien croisé ou un chien de race ?

C’est avant tout un choix personnel et financier. Les chiens de race constituent une population homogène qui permet en grande partie de prédire leur caractère, taille, aspect, besoins, … Choisir un chiot de race croisé est à ce point de vue incertain, voire imprévisible.

En ce qui concerne la santé, il est faux de dire que les chiens de race sont plus fragiles. Bien sûr, certaines races peuvent présenter une prédisposition à certaines maladies mais inversement, elles peuvent être plus résistantes à d’autres. Ainsi, par exemple, les grands chiens (Berger allemand, Dogue allemand, Doberman, …) sont plutôt sujets à des maladies cardiaques touchant le myocarde, alors que ces affections sont exceptionnelles chez les petits chiens (Caniche, Yorkshire, …) et que chez un chien commun de taille moyenne, les deux maladies peuvent se rencontrer.

  • Quelle race de chien choisir ?

Chaque race à des particularités de comportement, de caractère, de santé, … et des besoins différents (exercice, entretien et toilettage, …).

Rendez-vous sur nos « infos races » vous trouverez de nombreuses informations utiles pour faire votre choix.

Ne choisissez pas une race sur les seuls critères esthétiques. Prenez en compte ses besoins particuliers (exercice, toilettage, …) et assurez-vous qu’ils sont compatibles avec votre mode de vie, votre habitat, votre environnement, …

Prenez aussi en compte votre budget. Un chien de grande taille coûte plus cher à nourrir, à soigner, …

  • Quel âge ?

Le chiot présente l’avantage d’être facilement adaptable à votre mode de vie mais son comportement futur sera plus difficile à évaluer et il demandera un investissement plus important de votre part pour assurer son éducation, lui apprendre la propreté.

Le chien adulte aura un caractère établi et donc plus facile à évaluer mais aussi plus dur à modifier.

Ne prenez jamais un chiot de moins de 9 semaines. Un chiot a besoin de sa mère pour apprendre et se sociabiliser. L’adopter plus jeune est souvent à l’origine de nombreux troubles comportementaux ultérieurs.

  • Quel sexe ?

En dehors de vos préférences personnelles éventuelles, il faut savoir que les femelles sont souvent plus faciles à éduquer et moins fugueuses. Les périodes de chaleurs peuvent être un inconvénient mais la stérilisation est une bonne solution.

Où trouver son futur chien ?

Connaître les pièges pour les déjouer

Une fois votre chien idéal défini, il reste à savoir où l’acquérir. Pour cela, il est important de connaître quelques pièges classiques :

  • Faire très attention aux dénominations : chien « genre Yorkshire », «  type Yorkshire » ou « croisé Yorkshire ». Ces qualificatifs sont généralement très abusifs et trompeurs et il ne s’agit en général que de simples chiens communs ayant une vague ressemblance avec une race à la mode.
  • Il a le palais noir, c’est un chien de race. C’est bien évidemment faux. Tous les chiens qui ont une peau pigmentée présentent plus ou moins de tâches noires sur le palais, qu’il s’agisse de chiens de pure race ou non ! Seuls les chiens disposant d’un certificat  d’origine (LOF) sont des « chiens de race ».
  • Numéro de puce électronique (ou insert) : c’est le meilleur moyen pour s’assurer de la provenance du chiot. Privilégiez les numéros commençant par 250. Si le nombre constitué par les trois premiers chiffres est compris entre 910 et 985, il s’agit non pas du code pays mais du code fabricant. Si le nombre est inférieur à 900, il s’agit vraisemblablement du code pays. Si la puce a été posée en France, le nombre commence par 250.
  • Annonces sur Internet : c’est actuellement une source majeure de pièges et d’arnaques qui mérite une fiche entière sur le sujet.

Élevages canins

C’est parfois un peu plus cher mais c’est aussi le mode d’acquisition le plus sûr. Attention toutefois. La dénomination « éleveur » est parfois utilisée abusivement pas des personnes peu sérieuses. Il est prudent de consulter le site de la Société Centrale Canine (SCC) ou du club de race concerné pour ne retenir que ceux qui ont le label « élevage sélectionné ».

En vous rendant dans un « élevage sélectionné », vous pourrez évaluer par vous-même le sérieux du professionnel, voir les parents des chiots, les méthodes d’élevage, … C’est aussi un bon moyen pour évaluer la socialisation du chiot avec l’homme, ses congénères. L’éleveur est un passionné de la race. Il saura vous donner de précieux conseils d’éducation et d’entretien.

Animalerie

Il faut préférer les enseignes réputées pour leur sérieux et qui proposent des chiens en provenance de France (puce électronique commençant par 250). Le risque majeur réside dans les maladies contagieuses : la séparation de la mère, le transport, le mélange avec d’autres chiots, … favorisent les risques de transmission de maladies contagieuses. Ne jamais choisir le chiot isolé du groupe, le calme, le plus attendrissant par son air « malheureux », … c’est souvent le plus malade !

Refuge

C’est un bon moyen pour adopter un chien croisé adulte. Mais, attention à ne pas vous faire abuser par vos sentiments et votre compassion. Adopter un chien adulte n’est pas toujours simple. Heureusement, la plupart des refuges ont une grande habitude et sauront vous conseiller.

Internet

Il faut être extrêmement prudent. Beaucoup d’annonces sur internet relèvent du trafic d’animaux, malheureusement très lucratif et très répandu, voire purement et simplement d’escroqueries.

La vente et l’importation des animaux sont très règlementées, à la fois pour protéger le consommateur mais aussi pour des raisons de santé publique. (Les derniers cas de rage humaine en France sont issus d’importations illégales).

Où trouver des renseignements fiables avant d’acquérir son chien ?

Avant de vous rendre dans un élevage, une animalerie, un refuge, … prenez un minimum de renseignements et n’agissez pas dans la précipitation.

Votre vétérinaire sera souvent le meilleur interlocuteur : il vous connaît, vous avez confiance en lui, il s’occupe d’élevages sérieux, …

La Société Centrale Canine (SCC) et les clubs de races affiliés sont également une bonne source d’informations.

Sur Internet, il faut bien sûr rester très prudent, on y trouve tout est n’importe quoi, en particulier sur les forums.

Quelles questions poser, quels documents demander lorsque vous allez voir votre futur chien pour la première fois ?

Vérifier l’identité du chien et ses papiers administratifs :

Que le vendeur soit un particulier ou un professionnel, il a des obligations :

  • les chiens doivent être identifiés (puce ou tatouage) avant la cession,
  • Il doit vous délivrer une attestation de vente, un document d’information sur l’animal vendu (identification, date de naissance, nombre d’animaux de la portée, numéro d’identification de la mère, inscription ou non à un Livre Généalogique)
  • Il doit aussi vous remettre un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire.

Si le vendeur est un professionnel, il doit en plus mentionner son numéro d’identification professionnelle et vous délivrer une facture. Il lui est interdit de vendre des animaux de moins de 8 semaines.

Se renseigner sur ses caractéristiques physiques et comportementales

Dans la mesure du possible, s’il s’agit d’un chiot, il est souhaitable de demander à voire ses parents (ou au moins sa mère) et ses frères et sœurs. C’est un moyen de déjouer certaines arnaques mais aussi d’évaluer sa taille future, son caractère, …

Dès l’acquisition du chiot, demandez à votre vétérinaire de réaliser une visite d’achat

En cas de souci, il vous fera un certificat et saura vous conseiller. Signaler alors immédiatement le problème éventuel au vendeur.

COMMENT PRENDRE LA TEMPÉRATURE D'UN CHIEN ?

Température corporelle et valeurs normales chez le chien

La température corporelle normale du chien est supérieure à celle de l’homme. Elle se situe entre 38° et 39°C.

Divers paramètres sont susceptibles de faire varier la mesure de la température corporelle du chien, ou sa valeur : l’heure de la journée, l’activité du chien, l’endroit du corps où on fait la mesure, …

Comment prendre la température chez le chien

Chez le chien, il est conseillé de prendre la température au niveau rectal.

On utilise un thermomètre rectal classique. Il est préférable de l’humidifier ou de l’enduire de vaseline avant introduction.

Fièvre, hyperthermie et hypothermie chez le chien

  • Fièvre
    C’est un état dans lequel l’organisme du chien élève sa température corporelle. La fièvre est une des composantes de la réaction inflammatoire de l’organisme, notamment pour lutter contre les infections. Il ne faut pas confondre la fièvre avec l’hyperthermie.
  • Hyperthermie
    On parle d’hyperthermie lorsque la température corporelle est supérieure à la normale. Il ne faut pas confondre l’hyperthermie avec la fièvre. L’hyperthermie résulte d’une accumulation de chaleur exogène : coup de chaleur par exemple.
  • Hypothermie
    C’est une situation dans laquelle la température d’un chien est anormalement basse et ne permet plus d’assurer correctement les fonctions vitales.
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