La cathode est un filament qui libère de l’énergie lorsqu’il est traversé par un courant électrique, un peu comme une ampoule. L’énergie de la cathode est libérée sous forme d’électrons. L’anode, située à l’extrémité opposée du tube radiogène, est un disque constitué d’un matériau qui attire les électrons, le tungstène.
Lorsque les électrons libérés par la cathode entrent en contact avec le tungstène, ils libèrent de l’énergie sous forme de photons. Ces photons de haute énergie sont focalisés pour créer un faisceau de rayons X. Les rayons X sont absorbés, diffusés ou transmis. Les rayons X traversant le corps sont utilisés pour former l’image radiographique.
En fonction des structures traversées, l’image aura une densité différente. Les zones traversées par les rayons X deviennent noires, tandis que les zones où les rayons X ont été absorbés (par les os ou le métal) apparaissent blanches. Les différentes densités sont le métal (blanc), l’os (blanc), les tissus mous (gris clair), la graisse (gris foncé) et l’air (noir) en allant du plus atténuant au moins atténuant du faisceau de rayons X. Le support radiographique est soit un film argentique classique soit un support numérique placé derrière le corps du patient.
Actuellement deux formats de visualisation de l’image radiographique co-existent : le traditionnel film radiographique argentique et plus récemment un écran d’ordinateur pour la radiographie numérique. Cette dernière permet de visualiser l’image, de la modifier (ex : contraste et densité), de stocker, de la re-visualiser, de l’envoyer …