24h/24 - 7j/7
24h/24 - 7j/7
Chez les chiens en pleine croissance, les os ne sont pas encore totalement développés. Leur allongement se fait par une zone spécifique appelée cartilage de croissance, ou physe, située aux extrémités des os longs. Cette zone est plus fragile que l’os dur et peut se fracturer lors d’un traumatisme, comme une chute ou un choc.
La classification de Salter-Harris des fractures du cartilage de croissance, décrite en médecine humaine donne une indication pronostique : une fracture Salter-Harris de type 1 aura un meilleur pronostic que le type 5. (figure 2) Toutefois, l’âge de l’animal au moment de la fracture et l’implication de l’articulation dans la fracture sont également très importants.
Les fractures touchant cette région peuvent perturber la croissance normale de l’os, entraînant des déformations ou un raccourcissement du membre. Cette croissance anormale peut être handicapante pour le chiot, c’est pourquoi ces fractures doivent être traitées avec la plus grande vigilance.
Un chiot qui s’est fracturé un os ne va pas toujours exprimer clairement sa douleur. Les signes les plus fréquents sont :
Même en l’absence de signe évident, il est conseillé de consulter un vétérinaire rapidement après tout traumatisme suspect.
Après un examen clinique, le vétérinaire réalise des radiographies pour identifier précisément le type de fracture, sa localisation et son impact sur la zone de croissance.
Dans certains cas complexes, notamment si l’articulation est impliquée ou en cas de doute, un scanner peut être nécessaire, en particulier pour planifier le traitement chirurgical le plus adapté. Cela reste très rarement nécessaire.
Chez les chiots, la consolidation osseuse est généralement rapide (2 à 6 semaines selon l’âge), mais le traitement doit être rigoureux.
Comme pour beaucoup de fractures chez le chien, une intervention chirurgicale est souvent nécessaire. C’est d’autant plus vrai pour ces fractures très proches ou impliquant l’articulation. Elle vise à :
La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale, un monitoring complet est mis en place et un traitement antidouleur adapté est administré.
La fracture est réduite puis stabilisée avec du matériel d’ostéosynthèse dédié. Des radiographies sont réalisées après l’intervention. Le chiot est généralement gardé hospitalisé pendant 24 heures pour un suivi attentif en post-opératoire.
Après l’intervention, le chiot doit bénéficier :
Un bandage est parfois mis en place pour quelques jours à la suite de l’opération. Le retrait du matériel orthopédique (broches et vis) est parfois recommandé après consolidation osseuse.
Le chien est anesthésié et le membre à opérer est entièrement tondu. Un monitoring complet est mis en place.
Une incision est réalisée en regard du site de la fracture.
La fracture est réduite, le plus souvent avec des broches et parfois des vis. La quantité de matériel orthopédique est limitée afin de traumatiser le moins possible l’os en croissance. Des radiographies sont réalisées après l’intervention.
Bien que les chiots cicatrisent vite, certaines complications peuvent survenir :
Un excellent pronostic… avec une prise en charge rapide !
Heureusement, la grande majorité des chiots guérissent très bien si la fracture est prise en charge rapidement et correctement. Une surveillance attentive de la croissance dans les mois qui suivent est parfois recommandée, surtout chez les races de grande taille.
• Brinker, Piermattei, and Flo’s. Fractures in Growing Animals. In : Handbook of Small Animal Orthopedics and Fracture Repair. Fifth edition. Elsevier; 2016.
• Tobias KM & Johnston SA. Section IV : Muskuloskeletal system. In Veterinary Surgery. Second edition. Elsevier; 2017.
• Bezombes R. Camilletti P. Hémiépiphysiodèse temporaire du radius distal. L’Essentiel. 2024.