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Qu’est-ce que les coagulopathies chez le chien ?

La coagulation est un ensemble complexe de mécanismes qui vise à la formation d’un caillot sanguin destiné à stopper une hémorragie. Suite à la lésion d’un vaisseau, les plaquettes sanguines et des constituants du sang (fibrinogène) forment un « clou plaquettaire » au niveau de la lésion. Le clou plaquettaire est ensuite rapidement consolidé sous l’action des facteurs de coagulation.

Les troubles de la coagulation ou de l’hémostase sont moins fréquents chez le chat que chez le chien. On distingue les troubles de l’hémostase primaire qui concernent les plaquettes, et les troubles de l’hémostase secondaire qui concernent les facteurs de la coagulation. Il existe également des troubles mixtes de l’hémostase comme la coagulation intravasculaire disséminée (CIVD).


Principales causes de coagulopathies chez le chien

Les coagulopathies peuvent atteindre des chien de tout âge.

 

 

Coagulopathies chez le chien
Chien atteint d’un trouble de la coagulation. Des ecchymoses sont bien visibles au niveau de la peau du ventre après la tonte
Coagulopathies chez le chien
Thrombocytes (ou plaquettes sanguines) de taille variable sur un frottis sanguin de chien
Coagulopathies chez le chien
Chien souffrant d’un trouble de l’hémostase. On note la présence de pétéchies (petites hémorragies localisées) au niveau de la muqueuse de la bouche

Prédispositions raciales aux coagulopathies chez le chien

Certaines races sont prédisposées à des maladies particulières, comme la maladie de von Willebrand chez le doberman, ou la thrombocytopénie à médiation immune primaire chez les cockers, caniches, bobtails et bergers allemands.


Signes cliniques des coagulopathies chez le chien

Les signes cliniques sont dominés par des saignement mais les types de saignements sont variables selon qu’il s’agit d’une atteinte de l’hémostase primaire ou secondaire.

Selon les cas, l’état général du chat peut être globalement conservé ou aller jusqu’à un état de choc profond, s’il y a des hémorragies importantes. Selon la cause primitive, d’autres symptômes peuvent être présents : abattement, perte d’appétit (anorexie), polyuro-polydipsie (PUPD), fièvre, perte de poids, augmentation de la taille des glanglions (adénomégalie), de la rate ou du foie, masses abdominales, douleurs articulaires, oedèmes ou signes nerveux.


Comment confirmer le diagnostic de coagulopathie chez le chien

Le diagnostic repose sur des analyses sanguines destinées à explorer la coagulation sanguine mais aussi sur d’autres examens permettant d’évaluer les conséquences ou d’identifier l’origine d’une coagulopathie.

Les examens sanguins (hématologie et biochimie) et urinaires (densité urinaire, culture, …) permettent d’évaluer les conséquences des saignements (anémie, …) et de détecter d’éventuelles causes sous-jacentes. Ils doivent être adaptés à chaque cas. Il en est de même pour les autres examens complémentaires, tels que la prise de la pression artérielle, les examens d’imagerie (radiographie, échographie, IRM, …), cytoponctions ou biopsies d’organes (moelle osseuse,…).


Traitement des coagulopathies chez le chien

Le traitement comprend la stabilisation du patient (repos en cage, perfusion, transfusion, …) et la médicalisation spécifique en cas de détection d’une cause sous-jacente aux saignements (p.ex. : thrombocytopénie à médiation immune). Un suivi régulier peut s’avérer nécessaire.