Cystite idiopathique chez le chat



La cystite idiopathique chez le chat est une inflammation de la vessie.

De nombreuses causes peuvent être responsables d’une cystite chez le chat : infection, calculs, cristaux, médicaments ou toxiques, …

Dans certains cas, aucune cause n’est identifiée et on parle de cystite idiopathique.

C’est une situation assez fréquemment décrite chez le chat. Une origine nerveuse est actuellement fortement suspectée.

Les principaux signes cliniques sont une dysurie, une pollakiurie, une hématurie et parfois une obstruction urinaire. Les signes cliniques évoluent classiquement sous la forme de crises. La crise régresse effectivement spontanément en quelques jours mais la récidive est trop fréquente pour ne pas être prise en charge.

Les cystites idiopathique chez le chat ont longtemps été sous-estimées. Elles sont clairement diagnostiquées lorsque les autres causes de maladies du bas appareil urinaire ont été écartées. Malgré cela, une part des cystites idiopathiques félines n’est pas diagnostiquée à cause de l’attribution prématurée des signes cliniques à une cristallurie mise en évidence par hasard. Il est donc nécessaire de conserver l’hypothèse de cystite idiopathique féline même lors de la mise en évidence d’une cristallurie et, si possible, de la prendre en charge en même temps.

Divers facteurs supposés prédisposants sont rapportés mais ne font pas toujours consensus : plus fréquent chez les chats mâles, les chats stérilisés, en surpoids, ayant une litière dans la maison, n’ayant pas accès à l’extérieur, ayant une alimentation sèche, vivant en état de stress à cause de la présence d’autres chats, …

Pour le traitement, outres les mesures classiquement proposées (réduire la densité urinaire en favorisant la prise d’eau), la mise en place de mesures visant à réduire le stress environnemental et/ou social a clairement montré son intérêt thérapeutique lors de cystite idiopathique féline.

Les modifications environnementales multimodales désignent toutes les actions environnementales, diététiques ainsi que relationnelles entre le chat et ses propriétaires et ses congénères visant à réduire le stress ressenti.  L’enrichissement de l’environnement a fait la preuve de son efficacité. Eviter les mesures pugnitives, préférer les litières agglomérantes, la mise à disposition d’arbres à chats, l’aménagement de points d’observation en hauteur, la création de griffoirs, les stimulations audio et vidéo pendant l’absence du propriétaire, la résolution des conflits avec les congénères, … sont autant de mesures permettant de réduire le stress.

Le recours aux traitements médicamenteux est parfois nécessaire.

Une prédisposition est rapportée dans certaines races et notamment : Persan

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