Les urgences vétérinaires en Ile de France
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Comment sont organisées les urgences vétérinaires ?

Comme pour l’homme, il n’existe pas de définition simple de l’urgence vétérinaire en ce qui concerne les chiens, chats ou NAC. On peut distinguer deux grandes catégories d’urgences vétérinaires : des urgences vétérinaires relatives et des urgences vétrinaires vitales ou urgences vraies.

Urgence vétérinaire relative : l’animal présente des troubles bénins (petite plaie, vomissement isolé, petite diarrhée, …) ou pour lesquelles le propriétaire se sent désarmé, inquiet ou dans l’impossibilité de trouver une solution adaptée.

Urgence vétérinaire vraie : concernent des situations graves (paralysie, détresse respiratoire, défenestration, accident de la rue, mise-bas (ou « accouchement ») difficile, crise cardiaque, obstruction urinaire, torsion d’estomac, intoxication, …) susceptibles de mettre en jeu la vie de l’animal, parfois à court terme. Font aussi partie des urgences vraies des situations apparemment anodines mais susceptibles d’évoluer et de compromettre le résultat, voire la vie du patient :

  • chez un chien ou un chat, un vomissement peut cacher une pancréatite aiguë débutante qui nécessite une hospitalisation;
  • une démarche « hésitante », un animal qui ne veut plus sauter ou monter les escaliers, qui se paralyse, … peuvent être les premiers signes d’une hernie discale. Dans certaines formes aiguës, la chirurgie d’urgence est un facteur clé de la récupération.

Malheureusement, cette distinction reste théorique. Le degré d’urgence est difficile à évaluer par le propriétaire, mais aussi par le vétérinaire s’il ne dispose que des « impressions téléphoniques » du maître.

La gestion de l’urgence vétérinaire doit être adaptée à la situation présumée. Une urgence relative peut être gérée par le recours éventuel à un vétérinaire à domicile, alors qu’une urgence vraie nécessitera le plus souvent une hospitalisation dans un centre disposant d’un plateau technique et humain plus important et adapté.

  

Gestion des urgences vétérinaires

La gestion des urgences vétérinaires est soumise à un certain nombre de devoir généraux définis par le Code de déontologie de la profession vétérinaire : respect des bonnes pratiques professionnelles, conformité aux données actuelles de la science (art. R 242-33 X), exercice dans des conditions ne compromettant pas la qualité des actes réalisés (art. R 242-33 VI), information du propriétaire sur les différentes options possibles, les risques de perte de chance associés à chacune d’entre elles (art. R 242-48 II), …

Ces obligations expliquent pourquoi, dans l’intérêt du public, seule une véritable chaine de soins cohérente permet une bonne gestion, adaptée à chaque situation.

Une régulation téléphonique des urgences vétérinaires existe-t-elle ?

Non, il n’existe pas aujourd’hui en France d’organisme vétérinaire indépendant assurant une régulation téléphonique des urgences vétérinaires, comparable au 15 et au SAMU pour l’homme. En milieu urbain et en dehors de ses horaires d’ouverture, le vétérinaire laisse généralement un message sur son répondeur téléphonique indiquant un confrère de garde ou un service d’urgence. Dans d’autres cas, l’appel est automatiquement redirigé vers un service privé à domicile qui propose l’envoi d’un vétérinaire. Malheureusement cette approche ne permet qu'une appréciation subjective de la gravité de la situation et des soins à mettre en œuvre. En effet, l’interlocuteur au téléphone ne peut qu’« interpréter » ce que ressent l’animal à travers les propos du client et ne fera jamais un diagnostic. Parce que c’est dangereux et impossible, le code de déontologie vétérinaire interdit même de porter un diagnostic sans procéder à un examen clinique de l’animal (Art. R 242-43).

Le propriétaire connaît son animal. Il est un maillon incontournable pour limiter la perte de chance et choisir la solution la plus adaptée : si son état semble dégradé, il est souvent préférable de le faire examiner puis hospitaliser sans délai dans une structure disposant de tout ce qu’il faut pour prendre en charge les urgences, comme nous le ferions pour nous-même ou pour un proche.

Urgences vétérinaires à domicile

Nous avons tous (ou presque) fait appel un jour à un service de médecin à domicile. Pour les animaux de compagnie en milieu urbain, le vétérinaire à domicile est une excellente solution de confort pour gérer les petits soucis de nos compagnons à quatre pattes et ne pas avoir à se déplacer. Le vétérinaire à domicile va pouvoir le soulager pour permettre au propriétaire de le présenter dès que possible à son vétérinaire habituel qui pourra alors faire des radiographies, des analyses, … Mais, dans les cas sérieux, il devra conseiller l'hospitalisation. A domicile, on ne peut pas demander plus à un vétérinaire qu’à un médecin ! Il faut savoir être patient pour laisser au vétérinaire le temps de se déplacer : en région parisienne, le chemin entre deux clients est souvent long et compliqué ! Enfin et surtout, à domicile, le vétérinaire est seul. Les soins qu’il peut dispenser sans l’assistance d’une « infirmière » (ou ASV), d’un plateau technique, … dans des conditions minimales de sécurité sont obligatoirement limités. Il faut comprendre qu’un vétérinaire ne peut pas prendre le risque d’une perte de chance pour son patient sans engager sa responsabilité : quel médecin prendrait le risque d’anesthésier un homme à domicile ?

Service d’urgences vétérinaires et centre hospitalier vétérinaire

Le recours à un centre d’urgence disposant d’une équipe qualifiée disponible, d’examens complémentaires (radio notamment), de locaux  et moyens de réanimation et d’hospitalisation est souvent la solution la plus adaptée à la gestion des urgences vraies. Le centre hospitalier vétérinaire, comme un hôpital, dispose d’un service d’urgence.

Pour les urgences relatives (ou supposées l’être), la consultation au service d’urgence de l’hôpital vétérinaire est aussi le moyen d’approfondir sans délai les explorations pour lever un doute, un risque particulier, …

Enfin, une urgence est souvent une situation évolutive dans le temps. La mise en observation est un élément clé. Par exemple, un traumatisé peut être apparemment en bonne santé et déclencher un état de choc, un trouble cardiaque, respiratoire, … quelques heures (et parfois jours) après l’examen initial. Dans le doute, il est toujours préférable d’hospitaliser pour surveiller les grandes fonctions vitales.

Et si heureusement l’urgence s’avère être moins grave qu’on pouvait le craindre, le vétérinaire du service d’urgence engage le propriétaire à repartir avec son animal. Un compte rendu destiné au vétérinaire traitant lui est remis.

 

Votre animal est en situation d’urgence : quelques règles de base

 

Anticipez l’urgence :

Avant « l’accident », recherchez et notez l’adresse d’un service d’urgence à proximité de chez vous. S’il s’agit d’un Centre Hospitalier Vétérinaire (CHV) il est obligatoirement ouvert 24 h sur 24, 365 jours par an et en mesure de vous recevoir et d’assurer une continuité et une permanence de soins. S’il ne s’agit pas d’un CHV, renseignez-vous sur les horaires d’ouverture et les conditions d’hospitalisation et de soins pendant les heures d’urgence.

Visite à domicile ou service d’urgence ?

Il n’y a pas de réponse type. Faites appel à votre jugement comme vous le feriez pour un proche. S’il s’agit d’une urgence vraie, il faut vous rendre sans délai dans un service d’urgence. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, faites appel à un « taxi animalier ».

Si vous pensez que des examens complémentaires seront sans doute nécessaires, qu’il faudra tranquilliser (voire anesthésier) votre compagnon, mettre en place un programme de perfusion, lutter durablement contre un syndrome douloureux aigu, … l’hospitalisation est d’emblée à envisager.

Si votre animal souffre d’une maladie chronique qui décompense brutalement comme par exemple une insuffisance cardiaque, il faudra une réanimation adaptée, le mettre sous oxygène, réévaluer régulièrement l’évolution de son état,… et donc l’hospitaliser.

La médecine vétérinaire dispose de plus en plus de moyens mais la bonne gestion des urgences et l’optimisation des chances passent souvent par la mise en œuvre rapide de moyens d’intervention adaptés.

 

 

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